Des bonbons ou un sort… 1

Ding dong…

La sonnette ? Un coup d’oeil au réveil me révèle qu’il est 23h14. Qui peut bien venir à cette heure tardive ? Et sans sonner à l’interphone de la résidence puisque c’est la sonnette de ma porte qui a retenti… et qui retentit une seconde fois.

Je m’extirpe à regret de mon lit dans lequel j’étais en train d’écrire une nouvelle pour mon blog et aussitôt je me dis que je vais avoir un souci : j’écris à mes moments perdus des textes érotiques et cette activité provoque invariablement chez moi des érections… qu’il m’arrive même parfois d’honorer de caresses. Par conséquent je me retrouve au sortir de mon lit dans le plus simple appareil et doté d’une rigidité qu’il va me falloir très vite dissimuler d’autant que la sonnette retentit pour la troisième fois. J’hésite à faire le mort et ne pas aller voir de quoi il retourne mais j’enfile en hâte une robe de chambre et me rends à la porte d’entrée que je rejoins lorsque résonne le quatrième coup de sonnette.

Un coup d’oeil au judas ne m’apprends rien : la lumière du palier est éteinte et je ne distingue que des ombres mouvantes dues à l’éclairage de secours. Toute lumière éteinte je tourne la clef et entrouvre la porte. J’entends aussitôt une voix féminine qui me lance un discret « Des bonbons ou un sort! » qui me rappelle instantanément que nous sommes le 31 octobre!

Je sens qu’on pousse la porte pour l’ouvrir tandis que je distingue dans la pénombre une forme pointue évoquant un chapeau. La gamine qui a prononcé la formule rituelle semble avoir dépassé l’âge pour ces chasses aux sucreries, c’est du moins ce que je me dis en distinguant la forme d’un visage presque à hauteur du mien sous le chapeau. N’opposant pas de résistance je recule lorsqu’une main se plaque à hauteur de ma poitrine et me repousse en arrière. Une fois ma visiteuse nocturne entrée elle referme la porte.

– Je n’ai pas de bonbons, dis-je.

– Je suis certaine du contraire, m’affirme-t-elle au moment où une main se plaque sur mon entrejambe. Et je constate que je ne me suis pas trompée, ajoute-t-elle.

Tâtonnant contre le mur je sens enfin l’interrupteur sur lequel j’appuie. Ma visiteuse se précipite pour éteindre la lumière mais dans l’intervalle j’ai le temps d’obtenir une image : elle porte une robe très courte et très décolletée de mauvaise facture sortant tout droit d’un magasin de farce et un chapeau à l’avenant à l’avenant. Seules ses hautes bottes à talons sont de qualité. Le faible et fugace éclairage me laisse tout juste le temps de porter mon regard vers le haut pour découvrir son visage et je suis surpris de reconnaître la dernière venue dans la résidence qui a emménagé il y a de cela quelques mois et vivant apparemment seule avec sa fille. Dès que l’obscurité revient je lui dis :

– Ce serait plutôt de l’âge de votre fille de réclamer des bonbons…

Je sens ses mains tâtonner au niveau de ma taille puis dénouer la ceinture de ma robe de chambre, en écarter les pans et se poser sur mon membre et mes bourses afin de les caresser. Puis elle me répond :

– Je te l’envoie si tu veux, mais je ne serais pas étonnée qu’elle préfère goûter les bonbons que je tiens dans mes mains plutôt que des sucreries… et je ne pourrais pas l’en empêcher puisqu’elle a atteint l’âge légal pour ce genre de choses… je constate d’ailleurs que tu tes friandises sont prêtes pour une dégustation, tu n’es pas seul ?

– Je suis seul, lui dis-je.

– Alors que faisais-tu qui te mette dans un tel état ?

– Peut-être que j’attendais la visite surprise d’une sorcière sexy ! lui réponds-je en riant.

L’une de ses mains se referme sur mon membre érigé et semble en vérifier la rigidité. Puis, tandis qu’elle commence à faire de lents va-et-vient, elle reprend la parole :

– À sentir la dureté de ta baguette de sorcier j’ose croire que ma visite n’est pas pour te déplaire… je m’appelle Bleue…

Elle ajoute des mouvements tournoyants à ses lentes allées et venues le long de ma hampe pendant que son autre main malaxe fermement mes testicules.

– Enchanté, moi c’est Rouge… si tu continues d’astiquer ma baguette magique de cette manière c’est elle qui va te lancer un sort…

Je cherche à nouveau les interrupteurs et j’actionne celui de la lampe à la plus faible luminosité. Nous nous jaugeons du regard puis nous baissons les yeux vers mon bas-ventre pour assister ensemble au ballet de ses mains. Elle caresse, titille, masse, le tout d’une manière qui dénote de son expérience et m’excite particulièrement. Une sonnerie de son téléphone dissimulé dans une pochette attachée à sa ceinture retentit et elle me prie de l’excuser en sortant son portable pour le consulter. Elle sourit en lisant et en répondant au texto qu’elle a reçu. Elle pose son téléphone sur une bibliothèque proche puis me plaque contre le mur. Elle colle sa joue contre la mienne et mu murmure à l’oreille que le texto vient d’une amie qui lui demande si elle a trouvé des bonbons. Elle lui a répondu qu’elle a plutôt trouvé une baguette magique toute prête à lui lancer un sort. Elle s’écarte pour me fuxer en souriant tandis que sa main me masturbe d’une exquise façon. Puis elle ajoute :

– J’ai très envie de lui envoyer une photo de ta superbe baguette, tu serais d’accord ?

À peine lui ai-je donné mon assentiment qu’elle est déjà accroupie devant moi avec son smartphone cadrant mon membre érigé. La photo envoyée elle approche ses lèvres et dépose une multitude de baisers sur mon gland turgescent. Au moment où elle le cueille entre ses lèvres son portable sonne et elle se rue pour lire le texto. Des échanges s’ensuivent, me laissant dans l’attente de cette bouche experte…

bcbf5794-7c31-44f6-9896-ab31597cd472.png

Je veux un sort moi aussi

Je la garde pour moi

On est amies !

Je te la prêterais une autre fois

T’es pas sympa

Je te laisse, je crois qu’il attend ma bouche…

Garce !

Bleue repose son téléphone et s’agenouille devant moi. Elle enveloppe de ses mains mon sexe resté au garde à vous et le cajole doucement. Elle avance son visage, glisse juste mon gland entre ses lèvres et en masse la base avec sa langue tout en massant mes bourses, m’extirpant très rapidement des gémissements de plaisir. Je prends sa tête entre mes mains pour caresser ses cheveux et accompagner ses mouvements. Je la regarde me déguster avec beaucoup de savoir-faire, croisant son regard chaque fois qu’elle lève les yeux vers moi. Elle savoure mon membre avec une lenteur savamment calculée qui décuple mes sensations et perturbe le rythme de ma respiration qui se fait saccadée. Elle se relève sans crier gare et me dit :

– Tu ne m’as toujours pas dit pourquoi tu bandais quand je suis arrivée…

– J’ai un blog sur lequel j’écris des textes érotiques, c’est ce que je faisais lorsqu’une sorcière a sonné à ma porte…

– Tu me donneras l’adresse internet ?

– Oui mais il faudra me livrer tes impressions, j’aime connaître l’avis de mes lecteurs et surtout de mes lectrices, lui dis-je avec un clin d’oeil.

Elle me murmure un oui juste avant de plaquer ses lèvres sur les miennes. Nous nous embrassons langoureusement et elle colle son bas-ventre contre mon érection. Elle se frotte à moi et sa robe à la texture satinée glisse sur mon sexe très sensible. J’ai des soubresauts à cause des sensations que me procurent le tissu et je ne peux retenir des hummm de plaisir qu’elle étouffe de sa bouche en souriant. Elle cesse de m’embrasser et me sussure :

– Tu mouilles, je le sens à travers ma robe… ça a l’air de beaucoup te plaire de te frotter contre mes vêtements, je crois que je vais davantage développer cette idée…

Elle glisse ses mains sous ma robe de chambre pour m’enlacer et les plaque sur mes fesses. Elle me serre contre elle en ondulant du bassin pour frotter fort son pubis contre mon érection.

– Je suis certaine que tu te masturbes en écrivant… non, ne me dis rien… je t’imagine caresser ta belle bite entre deux phrases, et plus le texte avance plus tu prends du temps pour te donner du plaisir… tu te caresses… puis tu masses ta bite, tes couilles… enfin tu te branles, d’abord lentement, puis plus vite au fur et à mesure que le texte approche de sa conclusion… et lorsque tu as apposé ta signature, apothéose créative, tu fais jaillir ton sperme en une apothéose récréative.

Tout en me parlant Bleue a passé une main entre nos corps et pris mon sexe qu’elle masturbe en prenant bien soin de le laisser en contact avec le tissu de sa robe. Je suis aux abois, désireux de lui prodiguer moi aussi des caresses et de faire monter son excitation mais incapable de quoi que ce soit tant ma propre excitation atteint des sommets. Je suis debout contre le mur, totalement à la merci de cette visiteuse inattendue qui a su si vite me rendre fou avec ses caresses expertes et ses mots crus.

– Viens maintenant Rouge… répands-toi sur ma robe…

Elle m’embrasse avec fougue et ce baiser allié à l’accélération de ses va-et-vient et la pression de sa main sur mon sexe ont raison de moi. J’éjacule dans le satiné du tissu qui frotte mon gland sur sa partie la plus sensible, provocant de terribles spasmes qui traversent mon corps et me font pousser de longs râles de plaisir.

– Maintenant tu vas t’occuper de moi, me murmure Bleue…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s